VIDEO EXCLUSIVE AVA : Un cerf abattu dans un jardin à La Croix Saint-Ouen !

Ce samedi 21 octobre, un habitant de La Croix Saint-Jean contacte notre collectif AVA (Abolissons la Vénerie Aujourd’hui). Les membres les plus proches se rendent immédiatement sur place. Voici le récit de l’un d’entre eux.

15H10 : Le cerf se retrouve acculé au grillage d’un jardin donnant sur la forêt, il saute le grillage et vient se réfugier non loin de la maison. Il est allongé, tranquille, non blessé. Il est épuisé et a besoin de repos. Il ne présente aucune menace. Les gendarmes arrivent, ils sont peu nombreux, les voisins sortent dans la rue, des suiveurs sont présents aussi.

16H05 : Alain Drach, maître d’équipage, arrive sur place : « On sait ce qu’on a à faire ». Les gendarmes s’éloignent et le laissent prendre la main. Par facilité, ces derniers décident de confier la tâche à un « spécialiste » auto-proclamé.
Le cerf, apeuré par l’agitation et les cris d’A.D., fait plusieurs sauts et s’arrête dans le jardin voisin, où il atterrit finalement dans une descente de garage. Notons que le danger était bien plus important en effrayant le cerf, qu’en le laissant se reposer et repartir une fois la nuit tombée.

Le “spécialiste” prend les commandes

Les gendarmes dépassés par la situation

16H12 : Alain Drach entre dans le jardin. Les propriétaires sont absents. La gendarmerie nous affirme qu’ils ont donné leur accord au téléphone. Quelqu’un demande « Un accord pour qu’ils le tuent dans sa cour ? », le gendarme répond « Oui, Monsieur ». Une voisine nous rétorque que les propriétaires sont contre la chasse à courre.
Sa petite fille pleure. Les riverains n’ont pas leur mot à dire. Beaucoup sont horrifiés par la violence de cette scène. Ils sont tous d’accord pour le laisser reprendre des forces et repartir plus tard en forêt. Les coups de fouet retentissent et le chasseur pousse des « héé héé héé » nasillards pour effrayer le cerf, ayant soit disant pour but de « le ramener jusque dans la forêt ». Seulement, les voisins s’inquiètent et se doutent que le cerf sera tué une fois dans la forêt. Un gendarme nous rassure et nous dit « Il ne va pas le tuer ! ».

Violation de domicile

Les veneurs le passent à tabac pour “le faire sortir”

L’animal “agressif et dangereux”

Après 45 minutes de coups de fouet, il n’est que superficiellement blessé au visage. A.D. n’a aucune raison de l’abattre.
Comment peut-on prendre plaisir à torturer ce pauvre animal venu chercher un abri auprès des habitants ? Il n’y avait aucune raison de lui assener des coups. Si vraiment on voulait le ramener dans la forêt, alors il aurait fallu s’écarter et le laisser tranquille, en établissant simplement un périmètre de sécurité. La forêt n’était qu’à quelques mètres de lui, par l’arrière du jardin, portillon ouvert.

16H50 : Une voisine a enfin la propriétaire de la maison au téléphone et me confirme que celle-ci n’est pas d’accord pour que le cerf soit tué dans son jardin. Elle déclarera plus tard à France3:
J’ai pas donné mon autorisation pour tuer. Je leur ai même dit que je ne voulais pas qu’on le tue. ”

Je cours donc avertir un autre membre du collectif, je m’exclame avec espoir que les propriétaires n’ont jamais donné leur accord.
Mais deux détonations résonnent dans le quartier.
Le cerf est abattu devant les yeux choqués des voisins et des enfants.
Il n’y avait aucune raison d’abattre ce cerf, sauf pour constituer un trophée de plus dans le salon du chasseur.

17H : le corps du cerf est traîné jusqu’à l’arrière du jardin, puis dans la forêt, et chargé dans un camion.

17H10 : Les gendarmes m’empêchent de prendre une photo (depuis la rue) de la mare de sang dans le jardin. Ils attendent que les veneurs viennent nettoyer. Nous attendrons avec eux plus d’une heure qu’ils viennent nettoyer et réparer les dégâts comme le grillage par exemple. Durant ce long moment, nous discutons avec les gendarmes et je demande ce qui se serait passé si les propriétaires avaient refusé l’entrée aux veneurs dans leur jardin. Le gendarme m’affirme que cela n’aurait rien changé. Je lui demande alors pourquoi il les a appelés. Il me répond que c’était juste pour les informer de la situation. Je pense réellement que la gendarmerie n’a pas cherché d’autre alternative que d’abattre le cerf. Il ont laissé faire le « spécialiste ».

Les voisins ne se sentiront plus en sécurité chez eux. Personne n’oubliera cette triste histoire qui a eu lieu Rue des Veneurs.
Contrairement à ce que prétend la Société de Vénerie, ce genre d’incidents n’a rien d’extraordinaire, c’est le lot commun des habitants et des animaux des forêts. Si cette histoire est autant médiatisée aujourd’hui, c’est simplement que les vidéos sont rares. Nous avons vite pu venir sur place pour filmer et informer les journalistes. Malheureusement nous étions trop peu nombreux cette fois pour réussir à sauver l’animal.

Le malheureux cerf tué par Alain Drach, un mois plus tôt lors du brâme.

Soyons solidaires et mobilisons-nous dès le moindre incident ! C’est de cette façon que nous serons efficaces. On ne peut pas laisser triompher cette barbarie dans nos campagnes et dans nos villes. Au contraire, protégeons la Vie. 

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Tous au rassemblement du Samedi 28 Octobre !

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