Un chien abandonné passe 3 jours seul en forêt !


Ce soir là je passais en voiture sur la route entre Compiègne et Lacroix-Saint-Ouen, quand j’aperçois un chien tout seul, qui erre sur le bord de la route ! C’est dangereux ici, les gens roulent à 80km/h ! Je ralentis et remarque qu’il porte un collier bleu, comme ceux de la Futaie des Amis, l’équipage de chasse à courre du coin ! Il serait donc perdu depuis leur dernière chasse : mercredi donc la veille ! Le pauvre a passé la nuit seul en forêt…

Ni une ni deux, je fais demi tour au prochain rond-point,  mais en repassant sur la route, je le vois qui s’enfonce dans la forêt en courant. Je m’arrête pour le rattraper et l’emmener au refuge SPA de Compiègne, mais impossible de le retrouver… Inquiète, j’appelle des amis en renfort qui arrivent une demi heure plus tard, et m’aident à le rechercher en l’appelant. Ils ont ramené des lampes de poche car la nuit tombe. Nous sommes maintenant quatre, mais rien n’y fait, nous irons jusqu’à la Maison Forestière du Hourvari en direction de Saint-Jean mais aucune trace du pauvre toutou. Il nous est difficile d’abandonner les recherches, car il pleut, et on imagine le pauvre chien, seul dans le noir et l’humidité, loin des siens… Mais il faut bien se faire une raison.

Le lendemain, d’autres amis se relaient pour aller explorer les parcelles voisines, en criant, l’un d’entre eux a même ramené un petit cor pour le rappeler comme le feraient les chasseurs. Nous avons exploré les moindres recoins et toujours pas de chien.

En rentrant, l’un de nous appelle le chenil de la chasse à courre :

– Dites donc on a aperçu un chien à vous près de la route de Lacroix ! Vous avez lancé des recherches? On ne le trouve plus.

– Ah. Oui. C’est pas impossible. Je vais en parler aux autres, aurevoir.

Ce pauvre chien aura passé au moins 2 nuits dehors, seul en forêt !! Quelle HONTE ! La SPA devrait saisir leur meute à ces irresponsables et les placer dans des familles aimantes, qui prendraient soin d ‘eux, plutôt que de les traiter comme des outils, comme des machines à tuer…

Michel P.